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Washington et Téhéran annoncent un accord pour mettre fin à la guerre

Les États-Unis et l’Iran ont annoncé lundi être parvenus à un accord destiné à mettre fin immédiatement aux hostilités qui embrasent le Moyen-Orient depuis plusieurs mois. Une cérémonie officielle de signature est prévue vendredi 19 juin à Genève, en Suisse, sous l’égide de médiateurs internationaux.

L’annonce a été faite dans la matinée par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays a joué un rôle dans les négociations entre Washington et Téhéran. Quelques heures plus tard, les autorités américaines et iraniennes ont confirmé l’existence de l’accord.
«L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé», a déclaré le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le chef de la Maison-Blanche a également annoncé la réouverture prochaine du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, ainsi que la levée du blocus naval américain imposé depuis le début du conflit.

Les marchés financiers ont réagi à cette annonce. Les cours du pétrole ont reculé de plus de 4 %, tandis que les principales places boursières asiatiques ont enregistré des hausses, les investisseurs anticipant une réduction des tensions régionales.

Selon les premières informations communiquées par Téhéran, l’accord prévoit la cessation immédiate des opérations militaires sur l’ensemble des fronts du conflit, notamment au Liban. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a toutefois précisé qu’une période de négociations de soixante jours serait nécessaire afin de régler plusieurs dossiers sensibles.

Parmi les sujets encore en discussion figurent la levée des sanctions économiques imposées à l’Iran, l’avenir du programme nucléaire iranien, la reconstruction des zones touchées par la guerre ainsi que la mise en place d’un mécanisme international chargé de vérifier le respect des engagements pris par les deux parties.
Des informations relayées par certains médias iraniens évoquent également le déblocage progressif de plusieurs milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés à l’étranger, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait encore été publiée.

La communauté internationale a réagi à cette annonce. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié l’accord d’«étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit». Les gouvernements européens ont également exprimé leur soutien au processus, se disant prêts à envisager un allègement progressif des sanctions en échange de garanties vérifiables concernant le programme nucléaire iranien.
Malgré cette annonce, plusieurs observateurs appellent à la prudence. Si elle intervient après des mois de guerre ayant fait des milliers de victimes en Iran et au Liban, plusieurs questions restent encore à résoudre. Les négociations prévues dans les prochaines semaines doivent notamment porter sur les modalités de mise en œuvre des engagements annoncés et sur les dossiers encore en suspens.

La signature officielle prévue vendredi à Genève devrait réunir plusieurs hauts responsables internationaux. Le vice-président américain JD Vance a déjà confirmé sa présence, tandis qu’une participation du président Donald Trump reste envisagée.

Premier problème à résoudre: Hezbollah et Israël

Benjamin Netanyahou aurait informé Donald Trump qu’Israël n’est pas tenu par la clause concernant le Liban dans l’accord entre les États-Unis et l’Iran. L’armée israélienne répondra à toute attaque menée par le Hezbollah. L’armée israélienne maintiendra ses forces dans les positions qu’elle occupe au Liban.

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