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Menace iranienne en Europe: Téhéran sous-traite sa guerre clandestine

En France, les opérations attribuées ou soupçonnées d’être liées à l’Iran ne reposent plus seulement sur des agents venus de Téhéran. L’affaire «Marco Polo», le projet d’attentat contre Bank of America et le précédent de Villepinte montrent un modèle mêlant services de renseignement, intermédiaires transnationaux et délinquants recrutés localement. L’Allemagne confirme la dimension opérationnelle de cette menace, tandis que l’Italie et la Suisse en révèlent d’autres facettes: intimidation de la diaspora, surveillance et mémoire d’assassinats d’État.

Pendant longtemps, la menace iranienne en France a été traitée comme un dossier extérieur: surveillance d’opposants, pression sur la diaspora et opérations conduites depuis le Moyen-Orient. Les procédures judiciaires ouvertes depuis 2024 montrent qu’elle est devenue à nouveau une question de sécurité intérieure. La nouveauté ne réside pas seulement dans le retour des projets d’assassinat, mais dans la méthode utilisée par Téhéran: réduire l’exposition de ses propres agents en confiant la préparation ou l’exécution d’actions violentes à des criminels recrutés en Europe.

Cette évolution place la France face à une forme de guerre clandestine à bas coût. Les donneurs d’ordre présumés restent hors d’atteinte, les intermédiaires circulent entre plusieurs pays, les communications sont compartimentées et les exécutants ne sont pas nécessairement idéologisés. Un incendie, une reconnaissance de cible ou le dépôt d’un engin explosif peuvent être confiés à des individus attirés par quelques centaines ou quelques milliers d’euros. Cette sous-traitance brouille l’attribution, ralentit l’enquête et permet au commanditaire de conserver une capacité de dénégation.

Eurodif et le Hezbollah: une longue guerre clandestine en France

La menace iranienne en France ne commence pas avec l’affaire «Marco Polo» ou le projet d’attentat contre Bank of America. Elle s’inscrit dans une confrontation clandestine beaucoup plus ancienne, dont les origines remontent aux premières années de la République islamique et au contentieux nucléaire Eurodif.

En 1975, l’Iran avait accordé au Commissariat à l’énergie atomique un prêt d’un milliard de dollars destiné au financement de l’usine d’enrichissement d’uranium du Tricastin. Par l’intermédiaire de la société franco-iranienne Sofidif, Téhéran devait contrôler indirectement 10% du capital d’Eurodif et disposer, dans la même proportion, d’un droit d’enlèvement d’uranium enrichi. Après la révolution de 1979, le remboursement du prêt, le maintien de la participation iranienne et l’accès à l’uranium devinrent un contentieux durable entre Paris et Téhéran. (Légifrance⁠)

Ce conflit nucléaire et financier se superposa à la guerre Iran-Irak, au cours de laquelle la France apportait un soutien militaire important à Bagdad. Selon la DGSI, l’Iran commandita alors des attentats en France en représailles aux différents contentieux opposant les deux pays et à l’aide française accordée à l’Irak. En 1986, un réseau lié au Hezbollah, la milice chiite libanaise soutenue par Téhéran, commit dix attentats à la bombe qui firent quatorze morts et environ 300 blessés. L’attaque la plus meurtrière frappa la rue de Rennes, à Paris, le 17 septembre 1986. (DGSI⁠)

À cette campagne terroriste s’ajoutait la prise d’otages français au Liban. Téhéran pouvait utiliser son influence sur les organisations chiites libanaises pour exercer une pression sur Paris, tandis que le gouvernement français cherchait simultanément à obtenir la libération de ses ressortissants et à régler le contentieux Eurodif. Marcel Carton, Marcel Fontaine et Jean-Paul Kauffmann ne furent libérés que le 4 mai 1988, après près de trois années de captivité. (elysee.fr⁠)

Le dossier fut également pris dans la concurrence politique de la première cohabitation. François Mitterrand entendait préserver les prérogatives de l’Élysée en matière de politique étrangère et de défense, tandis que Jacques Chirac, Charles Pasqua et leurs émissaires conduisaient les démarches relevant du gouvernement et du ministère de l’Intérieur. Cette rivalité entre les équipes de l’Élysée et de Matignon était d’autant plus sensible que la libération des derniers otages intervint dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 1988. Au lendemain de leur retour, François Mitterrand déclara que la cohabitation avait fonctionné correctement sur ce dossier, tout en précisant qu’il n’avait été informé de l’aboutissement des négociations que quelques minutes avant l’annonce publique. (Institut François Mitterrand⁠)

Les méthodes ont depuis évolué. Dans les années 1980, l’Iran pouvait s’appuyer sur des militants idéologiquement engagés, des réseaux structurés et des organisations liées au Hezbollah. Aujourd’hui, ses services privilégient davantage les narcotrafiquants, les intermédiaires criminels, le recrutement numérique et les exécutants faiblement rémunérés. Mais la logique demeure comparable: frapper en France tout en maintenant plusieurs niveaux de distance entre le commanditaire iranien et l’auteur matériel de l’opération.

«Marco Polo»: le retour des assassinats ciblés

L’affaire dite «Marco Polo» constitue le dossier français le plus révélateur. Une synthèse de la Direction générale de la sécurité intérieure, datée du début de mai 2024 et révélée par Mediapart, estimait que les services iraniens avaient renoué, à partir de 2015, avec une politique d’assassinats ciblés en Europe. Selon cette analyse, l’objectif était de frapper des opposants au régime, des personnes juives ou israéliennes et des intérêts économiques associés à Israël, tout en entretenant un climat d’insécurité au sein des communautés visées.

Trois personnes ont été mises en examen en 2024 pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. La cellule présumée aurait été coordonnée par un narcotrafiquant de la région lyonnaise susceptible de se trouver en Iran. Elle est soupçonnée d’avoir préparé des assassinats en France et en Allemagne, notamment contre des personnes résidant à Paris, Munich et Berlin, et d’avoir participé à quatre incendies d’entreprises appartenant à des ressortissants israéliens dans le sud de la France. Les mis en examen contestent les accusations.

Le dossier montre surtout la porosité entre criminalité organisée et opérations étatiques. Les services iraniens ne chercheraient plus nécessairement à envoyer en Europe une équipe entièrement contrôlée par leurs propres officiers. Ils peuvent s’appuyer sur un coordinateur disposant de relations dans les réseaux de stupéfiants, puis recruter des exécutants chargés de surveiller une cible, d’incendier un commerce ou de préparer une attaque. La violence politique se dissimule alors derrière les méthodes ordinaires du banditisme.

Bank of America: l’attentat à bas coût et la piste HAYI

Le 28 mars 2026, la police a déjoué une tentative d’attaque contre les locaux parisiens de Bank of America. Quatre personnes, dont trois mineurs, ont été mises en examen. Les adolescents auraient été recrutés pour une somme comprise entre 500 et 1 000 euros afin de déposer, allumer et filmer un engin associant un bidon d’essence de cinq litres à une charge pyrotechnique. Selon les éléments rapportés par Reuters, le dispositif était particulièrement puissant.

Le Parquet national antiterroriste a examiné un possible lien avec Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya, ou HAYI, un groupe apparu en 2026 et ayant revendiqué ou encouragé plusieurs attaques contre des intérêts américains, israéliens et juifs en Europe. Cette attribution n’était pas formellement établie au moment des premières mises en examen. Le cas français correspond néanmoins au modèle désormais redouté par plusieurs services européens: recrutement à distance de petits délinquants, paiement limité, opération simple, filmée pour la propagande, et commanditaires protégés par plusieurs niveaux d’intermédiaires.

Le 10 juin 2026, une déclaration signée par vingt-quatre pays, dont la France, l’Allemagne et l’Italie, est allée plus loin que les textes précédents. Elle a explicitement dénoncé les opérations de l’Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran (CGRI), de la Force Al-Qods et du ministère iranien du Renseignement, ainsi que la campagne d’attaques revendiquée par HAYI et soutenue par ses intermédiaires. Le communiqué de France Diplomatie ne constitue toutefois pas, à lui seul, une preuve publique d’un lien de commandement direct entre Téhéran et chaque attaque revendiquée par HAYI. Il établit en revanche que les gouvernements occidentaux considèrent désormais ces actions comme une campagne transnationale cohérente.

Trois procédures françaises pour terrorisme d’État iranien

Le 3 avril 2026, le procureur national antiterroriste Olivier Christen a indiqué que trois procédures concernant le terrorisme d’État iranien étaient en cours en France. Deux avaient été ouvertes en 2024. L’une correspond au dossier «Marco Polo», impliquant plusieurs membres de la criminalité organisée. La cellule présumée aurait été coordonnée depuis l’Iran par un important narcotrafiquant de la région lyonnaise. Son principal opérateur présumé en France avait, pour sa part, été condamné pour son implication dans une tuerie à Marseille. Le réseau est soupçonné d’avoir préparé des attaques ciblées en France et en Allemagne, d’avoir participé à plusieurs incendies contre des entreprises appartenant à des ressortissants israéliens dans le sud de la France. Les investigations auraient permis de «remonter vers le territoire iranien». La troisième procédure concerne l’attaque déjouée contre Bank of America. Ces déclarations, rapportées notamment par Le Parisien, marquent un changement de vocabulaire: la justice française ne traite plus seulement des exécutants locaux, mais de possibles opérations commanditées par un État.

Le procureur a également souligné une particularité inquiétante. Les opérations iraniennes ne visent pas uniquement des opposants expatriés. Elles peuvent toucher directement une partie de la population française, notamment des citoyens juifs, des personnes liées à Israël ou des employés d’entreprises américaines. La frontière entre répression transnationale et terrorisme intérieur devient ainsi de plus en plus difficile à tracer.

Villepinte: le précédent d’une attribution directe

La France dispose d’un précédent beaucoup plus clairement attribué. Le 30 juin 2018, un projet d’attentat contre un rassemblement de l’opposition iranienne à Villepinte avait été déjoué. Des explosifs avaient été découverts en Belgique et un diplomate iranien en poste à Vienne, Assadollah Assadi, avait été arrêté en Allemagne. Après une enquête conduite avec plusieurs partenaires européens, Paris avait gelé les avoirs d’Assadi, de Saeid Hashemi Moghadam, responsable au ministère iranien du Renseignement, et de la Direction de la sécurité intérieure de ce ministère. Le communiqué du ministère de l’Intérieur rappelait que cet acte envisagé sur le territoire français ne pouvait rester sans réponse.

Villepinte démontre que les services français sont capables d’attribuer officiellement une opération à un service et à des responsables iraniens. Mais cette attribution avait nécessité des arrestations, la saisie d’explosifs, une coopération judiciaire européenne et une chaîne de commandement exceptionnellement visible. Les méthodes actuelles, fondées sur la sous-traitance criminelle et le recrutement numérique, sont précisément conçues pour éviter qu’une telle chaîne puisse être reconstituée avec la même netteté.

DGSI et DGSE: une menace traitée dans le silence

La réponse française demeure beaucoup moins publique que celle du Royaume-Uni ou, depuis 2025, de l’Allemagne. La DGSI (Renseignement intérieur) apparaît dans les procédures judiciaires, les mises en examen et les analyses versées aux dossiers. La DGSE (Renseignement extérieur) communique presque exclusivement par le silence. Il n’existe pas, dans les sources publiques disponibles, de document identifiant les officiers iraniens chargés des opérations contre la France, localisant leurs centres de commandement ou établissant le rôle précis de la Force Al-Qods dans chacun des dossiers français.

On peut cependant déduire de la répartition officielle des missions que la DGSE intervient en amont et hors du territoire: identification des donneurs d’ordre à Téhéran, surveillance des officiers du CGRI et du ministère du Renseignement, cartographie des intermédiaires au Moyen-Orient, suivi des flux financiers et échanges avec les services partenaires. La DGSI prend la direction opérationnelle lorsque la menace atteint le territoire national ou des personnes vivant en France. Cette description reste une déduction institutionnelle, non le récit d’une opération particulière confirmée.

Allemagne, Italie, Suisse: trois niveaux d’exposition

Allemagne: le dossier le plus directement relié au CGRI

L’Allemagne apporte aujourd’hui l’élément comparatif le plus solide. Le 21 mai 2026, le parquet fédéral allemand a annoncé la mise en accusation d’Ali S., ressortissant danois, et de Tawab M., ressortissant afghan. Ali S. est soupçonné d’avoir travaillé pour le renseignement des Gardiens de la révolution et d’avoir été en contact étroit avec la Force Al-Qods. Il aurait recueilli des informations sur Josef Schuster, président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Volker Beck, président de la Société germano-israélienne, ainsi que sur deux commerces juifs à Berlin, en vue de possibles assassinats ou incendies. L’acte d’accusation rapporté par l’Associated Press décrit un passage de la surveillance à la préparation opérationnelle, avec recherche d’armes et d’exécutants.

L’Allemagne était déjà directement concernée par «Marco Polo», dont certaines cibles se trouvaient à Munich et Berlin. En avril 2026, HAYI a également revendiqué une attaque contre le restaurant israélien Eclipse à Munich. La combinaison de dossiers judiciaires, de surveillances de personnalités juives et d’attaques revendiquées place l’Allemagne au premier rang des pays européens confrontés à la menace iranienne.

Italie: des signaux de répression transnationale, mais peu d’attributions judiciaires

La situation italienne est moins documentée publiquement. Rome a toutefois signé la déclaration du 10 juin 2026 condamnant les complots attribués aux services du CGRI, à la Force Al-Qods et au ministère iranien du Renseignement. En janvier 2026, une question déposée au Sénat italien a relayé les signalements d’activistes, de journalistes et d’étudiants iraniens établis en Italie. Ils faisaient état de courriels politiques ciblés, de pressions morales et d’un suivi de leurs activités sur les réseaux sociaux, certaines communications étant présentées comme liées directement ou indirectement à la représentation iranienne.

Ces éléments relèvent, à ce stade, du signalement parlementaire et non d’une attribution judiciaire comparable aux dossiers français ou allemand. Ils montrent néanmoins que la menace ne prend pas toujours la forme d’un projet d’attentat. La collecte de données personnelles, la surveillance numérique, l’intimidation et la pression exercée sur les familles restées en Iran font partie des instruments classiques de la répression transnationale. L’Italie apparaît donc comme un terrain de vigilance, mais les preuves publiques d’une structure opérationnelle iranienne y restent plus limitées.

Suisse: le précédent Rajavi et une alerte officielle en 2026

La Suisse porte la mémoire de l’un des assassinats iraniens les plus emblématiques commis en Europe. Le 24 avril 1990, l’opposant Kazem Rajavi a été abattu près de son domicile à Coppet, dans le canton de Vaud. L’enquête a mis en cause un commando de treize personnes voyageant avec des passeports de service iraniens. En 2021, le Tribunal pénal fédéral a ordonné la reprise du dossier, estimant que les faits pouvaient relever du génocide ou du crime contre l’humanité et ne devaient donc pas être considérés comme prescrits. Le rappel détaillé du dossier par SWI swissinfo.ch montre que la Suisse a déjà été le théâtre d’une opération attribuée à l’appareil de sécurité iranien.

La menace est également actuelle. Dans son rapport «La sécurité de la Suisse 2026», le Service de renseignement de la Confédération estime que la guerre en Iran augmente la probabilité d’actes de violence contre des cibles américaines, juives et israéliennes en Europe et en Suisse. Cette alerte publiée par les autorités fédérales ne signifie pas qu’une opération précise a été découverte. Elle montre en revanche que Berne considère désormais le risque de représailles ou d’actions indirectes comme une menace intérieure, et non plus seulement comme un héritage des années 1990.

La France face à une menace qui s’intériorise

Peut-on relier les dossiers français aux unités 700 et 190? Pas encore de manière démontrable. Le dossier de Villepinte renvoie principalement au ministère iranien du Renseignement. Les affaires «Marco Polo» et Bank of America présentent des méthodes compatibles avec celles attribuées aux réseaux logistiques du CGRI: sous-traitance criminelle, intermédiaires installés dans plusieurs pays, paiements compartimentés, commanditaires demeurant hors d’Europe et passages possibles entre trafic de stupéfiants, logistique clandestine et actions violentes.

Aucune source française publique ne permet cependant d’affirmer que l’unité 700 a organisé des déplacements ou que l’unité 190 a commandé une opération en France. La mise en accusation allemande de mai 2026 rapproche davantage un dossier européen de l’Organisation du renseignement du CGRI et de la Force Al-Qods, mais elle ne suffit pas à attribuer les affaires françaises à une unité précise. Cette connexion constitue une hypothèse de travail crédible pour les services, pas encore un fait publiable comme établi.

La France est aujourd’hui confrontée à au moins quatre dimensions de la menace iranienne: les assassinats et attaques physiques, le recrutement de criminels locaux, la surveillance et l’intimidation de la diaspora, et les relais numériques utilisés pour recruter, orienter ou revendiquer des actions. La réponse française repose davantage sur la judiciarisation et les enquêtes du Parquet National Anti Terroriste (PNAT) que sur les révélations publiques du renseignement. Cette différence de doctrine ne signifie pas nécessairement que les services français disposent de moins d’informations que leurs homologues britanniques ou allemands.

Le point le plus préoccupant est que les trois éléments constitutifs du modèle sont déjà présents sur le territoire ou dans les dossiers français: des donneurs d’ordre présumés situés en Iran, des intermédiaires liés à des réseaux criminels européens et des exécutants recrutés localement. La question n’est donc plus de savoir si Téhéran peut conduire une guerre clandestine en France. Elle est de déterminer jusqu’à quel niveau de la hiérarchie iranienne les enquêteurs français sont déjà parvenus à remonter, et si la prochaine opération sera encore déjouée avant le passage à l’acte.

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ARTICLES ET DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE

• Affaire «Marco Polo»: l’Iran projetait des assassinats dans la communauté juive française – Mediapart, 5 septembre 2024

• Terrorisme d’État: huit enquêtes en cours, dont trois concernant l’Iran – Le Parisien avec AFP, 3 avril 2026

• Paris renforce la sécurité après l’attentat déjoué contre Bank of America – Reuters, 2 avril 2026

• Condamnation conjointe des menaces d’État iraniennes et des attaques revendiquées par HAYI – France Diplomatie, 10 juin 2026

• Suites de la tentative d’attentat déjouée à Villepinte – Ministère de l’Intérieur, 2 octobre 2018

• Germany charges alleged Iranian agent over Jewish targets – Associated Press, 21 mai 2026

• Question du Sénat italien sur l’intimidation et la surveillance de la diaspora iranienne– Sénat italien, 28 janvier 2026

• «La sécurité de la Suisse 2026»: risque accru contre les cibles américaines, juives et israéliennes – Autorités fédérales suisses, 25 juin 2026

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