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Irak: deux nouveaux groupes armés chiites se rallient au gouvernement d’Al-Zaidi

Qais al-Khazali, chef du groupe armé chiite irakien Asaib Ahl al-Haq.

Le groupe armé chiite Asaib Ahl al-Haq, dirigé par Qais al-Khazali (photo), annonce sa dissociation de la coalition de milices majoritairement chiites et pro-iraniennes Hachd-al-Chaabi et a déclaré être prête à remettre ses armes au gouvernement irakien. C’est la seconde milice armée chiite à annoncer être prête à remettre ses armes au nouveau gouvernement al-Zaidi. Rappelons que l’administration américaine a oeuvré pour la mise en place du nouveau premier ministre irakien al-Zaidi, conditionnant son soutien à une politique de désarmement des groupes armés pro-iraniens. L’objectif de Washington est de réduire l’influence iranienne.

‎Le premier à avoir rallié le gouvernement d’al-Zaidi est Moqtada al-Sadr, le leader chiite irakien. Il a annoncé la séparation du mouvement Saraya al-Salam du Courant national chiite (majoritairement pro iranien) et son intégration à l’État irakien. Asa’ib Ahl al-Haq (en arabe : عصائب أهل الحق, «Ligue des vertueux» ou «Ligue des justes») est un mouvement politico-militaire chiite irakien fondé en 2006 par Qais al-Khazali.

‎Le groupe est issu d’une scission de l’Armée du Mahdi, l’ancienne formation de Muqtada Sadr survenue en 2006. Qais al-Khazali et ses partisans souhaitaient poursuivre et intensifier les opérations armées contre les forces américaines en Irak. Tandis que Muqtada Sadr cherchait progressivement à limiter certaines activités militaires de l’Armée du Mahdi afin de préserver son influence politique et religieuse.

La scission résultait d’un mélange de désaccords sur la stratégie militaire, le degré de proximité avec l’Iran, notamment avec la force al-Qods, l’unité spéciale du Corps des Gardiens islamiques iraniens, et d’une concurrence entre dirigeants. Il ne s’agissait pas d’un conflit doctrinal majeur sur le chiisme lui-même, mais plutôt d’une divergence sur la manière de mener la lutte armée et d’exercer le pouvoir.

Asaib Ahl al-Haq a participé à l’insurrection contre les forces américaines en Irak entre 2006 et 2012 et a ensuite joué un rôle important dans la lutte contre l’organisation État islamique à partir de 2014. Les Kataeb Imām ʿAlī, soutenus par l’Iran, ont également décidé, le 2 juin, de rompre leurs liens avec les Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi), et d’entamer des procédures pour limiter les armes à l’État.
Il s’agit de la troisième milice chiite à exprimer son intention d’abandonner ses armes au profit de l’Etat.
Néanmoins, d’autres milices influentes, notamment les Kataeb Hezbollah, demeurent opposées à un désarmement complet selon les informations disponibles.

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