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La décolonisation du dernier territoire d’Afrique : c’est pour quand ?    

Depuis le retrait des Espagnols, qui colonisèrent le Sahara occidental de 1884 à 1976 en lui définissant ses frontières lors des derniers remaniements de l’an 1958, ce territoire a fait l’objet d’une annexion opportuniste du Maroc en 1976. Avec le temps, cette annexion est rentrée dans une configuration néocolonialiste partagée entre le Maroc, l’Espagne et la France. Un accord a été signé à Madrid le 14 novembre 1975 par l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie, établissant les conditions du retrait de l’Espagne et de la partition de la gouvernance du Sahara occidental avec le Maroc et la Mauritanie.

En réalité, il ne s’agissait pas d’un projet de loi sur la décolonisation du Sahara, mais d’un accord de « partition » entre trois États, l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie, qui a été rendu officiel le 18 novembre 1975. À noter que l’Algérie, un État voisin, n’a pas été consulté dans cette démarche alors qu’elle partage une partie des frontières. L’accord de Madrid a prévu la fin de toute présence militaire espagnole au Sahara au 28 février 1976, date confirmée par le Ministre de l’information Espagnol, Monsieur Léon Herrera (Le Monde, 1975). 

Le 28 novembre 1975, des membres du Polisario, parmi lesquels des chefs indigènes sahraouis, des cheikhs et des représentants de la Jama’a, signèrent la déclaration de Guelta Zemmour qui désignait le Front Polisario comme seul représentant du peuple sahraoui et annonçait son intention de revendiquer l’indépendance territoriale. 

L’Organisation des Nations Unies ONU n’a jamais reconnu l’accord de Madrid,  et le Conseil de la Jama’a l’a également rejeté, soutenant ainsi la revendication du Polisario. Deux mois après la signature de l’accord, l’armée marocaine pénétra sur le territoire en janvier 1976, et plus de 20.000 Sahraouis fuirent la région pour se réfugier dans les zones reculées du Sahara, notamment à Guelta Zemmour et Oum Dreiga, ainsi qu’en Algérie et en Mauritanie.

En octobre 1976, plus de 50.000 réfugiés vivaient dans onze camps en Algérie, où le Président Houari Boumediene apporta son soutien à la position du Sahara occidental et s’engagea à fournir une aide humanitaire et militaire aux réfugiés […] Outre l’engagement idéologique, l’Algérie était également motivée par deux facteurs clés : la volonté d’empêcher l’expansion marocaine au Sahara occidental, et les différends politiques et frontaliers de longue date entre les deux nations nord-africaines (Deubel, 2010).

La résistance du peuple Sahraoui 

Parmi les mouvements de résistance, le plus ancien était le Mouvement de résistance des hommes bleus MOREHOB, qui a succédé à une organisation nommée NIDAM et réclamait l’indépendance pure et simple du Sahara. Basé à Alger jusqu’à la fin de 1973 et dirigé par Edouardo Moha, il s’est lancé dans la lutte armée dès 1970, en provoquant des émeutes, des attentats ou des accrochages avec les forces espagnoles, en vue de libérer le pays. Il dénonçait aussi le régime marocain et ses visées sur le territoire, tout comme celles de la Mauritanie. 

Il essayait d’éveiller la conscience nationale au problème saharien, et en 1973, son président a entrepris une tournée d’information en Europe […] Plus récent mais plus représentatif, le Front populaire pour la libération de la Seguiet el Hamra et du Rio de Oro Polisario […] est fortement soutenu par l’Algérie, où il dispose de trois camps de réfugiés dans la région de Tindouf […] Il accepterait un référendum, mais à certaines conditions comprenant notamment le départ de l’administration et des troupes espagnoles et le retour des réfugiés dans leur pays (Barbier, 1975).

La reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique RASD en tant qu’État membre de l’Organisation de l’Unité Africaine OUA en 1982 a provoqué le départ du Maroc de cette organisation en 1985. Le retour du Maroc à l’Union Africaine, bien qu’il ait d’abord préconisé la suspension de la RASD, a été requalifié sans conditions, et approuvé au 28e sommet de l’UA à Addis-Abeba en janvier 2017. 

Le 6 septembre 1991, un cessez-le-feu a été signé entre le Front Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui et le Maroc sous l’égide des Nations Unies après seize années de conflit armé. Les Nations Unies ont alors lancé une opération de maintien de la paix qui prévoyait l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Aujourd’hui, ce référendum n’a toujours pas eu lieu, et la Mission de paix des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental MINURSO reste toujours présente au Sahara occidental jusqu’au 31 octobre 2026 selon la résolution 2797 adoptée par le Conseil de sécurité le 31 octobre 2025 (Nations Unies, 2025). Les Nations Unies demandent aux parties de participer aux discussions sans conditions préalables et les encouragent à faire part de leurs idées à l’appui d’une solution définitive mutuellement acceptable. 

Devant le Conseil de sécurité, le 25 septembre 2025, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Salih, a jugé «  intenable » le sort des réfugiés sahraouis installés près de Tindouf. Prononcée lors d’une séance consacrée aux déplacements forcés dans le monde, la phrase tombe à cinq semaines du vote sur l’avenir de la MINURSO, alors que Washington a déjà consulté le Haut Comité aux Réfugiés HCR sur le dossier (Musa, 2026). Comprendre comment et pourquoi le droit international peine à s’appliquer sur ce territoire au statut d’exception n’est pas chose facile.

L’Algérie face à l’expansionnisme du Maroc

L’avancée de l’armée marocaine sur le territoire du Sahara occidental a contraint la population à fuir vers l’est, du côté de la frontière algérienne. Le Polisario soutenu par l’armée algérienne a pris position au niveau de l’oasis Amgala à 260 kilomètres de la frontière algérienne pour organiser l’évacuation des réfugiés sahraouis et assurer l’acheminement de l’aide humanitaire en présence de la Croix Rouge. 

Dans la nuit du 27 janvier au 29 janvier 1976, l’armée marocaine a débuté l’opération « Amgala I » en  attaquant ce point de transit avec un bilan d’environ 400 militaires marocains morts et 150 prisonniers, et du côté algérien environ 200 morts, 109 prisonniers avec 12 Sahraouis, mais les chiffres énoncés des deux parties sont difficilement vérifiables et ont été contestés par la suite.

Dans la seconde opération « Amgala II » du 14 février 1976, le Polisario et l’armée algérienne ont exercé des représailles contre les troupes marocaines qui ont dû abandonner le point de transit des fugitifs aux forces de l’armée populaire de libération sahraoui, bras armé du Polisario. C’est le déclenchement du conflit armé contre les forces marocaines jusqu’au cessez- le-feu de 1991. 

La guerre des sables d’octobre 1963 à février 1964 et ces deux derniers événements ont contribué à « figer » les relations sécuritaires et diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie, gelant le règlement pacifique du conflit autour de l’indépendance du Sahara occidental.

L’Algérie n’a pas de revendications territoriales sur le Sahara espagnol, comme elle le répète  volontiers , mais elle est intéressée par la décolonisation du territoire, car elle a une courte frontière commune avec lui et, de plus, les populations nomades de la région de Tindouf sont les mêmes qu’au Sahara espagnol ; mais l’Algérie, qui reste vigilante pour ses frontières, a des intérêts importants dans la région, à cause de ses propres mines de fer de Gara-Djebilet dont elle envisage l’exploitation et l’éventuel transport du fer vers l’Atlantique. Alger ne peut donc se désintéresser de la solution au conflit (Barbier, 1975).

Le Maroc a toujours été un pays à visée expansionniste manifeste, comme le révèle l’exemple de la Mauritanie, pour laquelle le Maroc a revendiqué la marocanité du territoire avant et même après l’indépendance de la Mauritanie proclamée le 28 novembre 1960 et contre laquelle il a mené des démarches d’obstruction pour son admission à l’organisation des Nations Unies en 1961.

« Le gouvernement de Sa Majesté essaya, malgré tout, d’offrir quelques résultats concrets à son opinion. Il obtint des succès diplomatiques non négligeables : soutien du groupe de Casablanca, qui réunissait en 1960-61 une demi-douzaine de pays progressistes africains ; celui de la Ligue Arabe qui, à l’unanimité moins la  voix de la Tunisie, décida, sans trop y regarder de près, que la Mauritanie était marocaine ; de l’ensemble du bloc socialiste-Moscou allant jusqu’à opposer son Veto en 1960 à l’admission de la Mauritanie à l’ONU ; de la plupart des pays non-alignés qui suivirent la position de leurs partenaires africains et arabes au sein du mouvement. Par ailleurs, la propagande officielle offrait presque quotidiennement des victoires imaginaires : le moindre fait favorable était amplifié à l’infini et transformé en succès majeur. Ainsi, en l’absence de tout mouvement se réclamant des thèses marocaines en Mauritanie, la propagande officielle s’empara des mouvements anticolonialistes mauritaniens et les proclama purement et simplement pro-marocains. Chaque fait et geste de l’A.J.M ( Association de la Jeunesse de Mauritanie) et surtout de la Nahda était présenté comme un acte de résistance du « peuple marocain de Mauritanie » (Miské, 1978).

Nous constatons que le même scénario produit contre la Mauritanie se répète contre le Polisario et la RASD, en s’appuyant sur des politiques de diffamation et de diffusion d’informations erronées sur les médias et réseaux sociaux avec des cartes géographiques annexant la totalité du territoire du Sahara occidental. Ceci avec le soutien de l’Espagne, la France, Israël et les États-Unis d’Amérique. Concernant ces deux derniers, le Maroc leur a proposé un marchandage : la reconnaissance de la marocanité du Sahara contre la signature des accords d’Abraham.

À Washington, la porte-parole Tammy Bruce a déclaré le 8 avril 2025 que le secrétaire d’État américain Marco Rubio a officiellement réaffirmé le soutien des États-Unis à la souveraineté du Maroc sur le Sahara et au plan marocain d’autonomie. Lors de son entretien avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, Rubio a souligné que les États-Unis  reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara et soutiennent la proposition d’autonomie du Maroc, sérieuse, crédible et réaliste, comme seul fondement d’une solution juste et durable au différend (US Departement of State, 2025). 

Le porte-parole adjoint au Secrétaire général des Nations Unies, Farhan Haq, a réaffirmé le 18 mars 2026 que le mouvement indépendantiste du Front Polisario était un acteur incontournable du dossier du Sahara occidental. Des élus, démocrates et républicains, du Congrès américain, avaient déposé le 13 mars 2026 une proposition de loi dite « Polisario Front Terrorist Designation Act ». Porté notamment par le sénateur républicain Ted Cruz, le texte considère le Front Polisario comme une menace sécuritaire directe pour la région sahélo-saharienne. Il demande son inscription sur la liste noire des organisations terroristes étrangères. Mais aux Nations Unies, on ne veut pas céder à ces pressions (Madani, 2026).

Violation des droits économiques, sociaux et culturels du peuple sahraoui

L’Assemblée générale des Nations unies, tout comme la  Cour Internationale de Justice CIJ, a reconnu à de multiples reprises le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui sur le territoire non autonome du Sahara occidental. En 2014, un collectif issu du milieu universitaire et de la société civile  a présenté un rapport au Comité des droits économiques, sociaux et culturels ESC de l’ONU à Genève pour attirer son attention sur les violations de droits fondamentaux commises au Sahara occidental.  

Le Comité a également maintes fois fait appel au Maroc pour que le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui soit reconnu. Mais la simple reconnaissance de ce droit ne rend pas pleinement compte des autres atteintes aux droits de l’homme qui découlent de l’impossibilité pour le peuple sahraoui d’exercer ce droit. Le droit devient alors un lieu de résistance publique internationale face aux politiques de l’État marocain, notamment les politiques culturelles qui visent ostensiblement à la promotion de la culture « hassanie » et dont l’intention de réappropriation peut être difficile à décoder d’un point de vue juridique. L’occupation marocaine, reconnue comme telle par tous les organes de l’ONU, affecte de nombreux droits fondamentaux et non seulement empêche un peuple d’exercer sa souveraineté sur lui-même mais aussi prive des centaines de milliers d’êtres humains de la possibilité d’atteindre leur plein potentiel et de vivre des vies dignes au sens du droit international (Lourtau, 2018).

En plus des droits culturels, les droits économiques sont bafoués par l’Union Européenne et le Maroc. Depuis l’arrêt de 2016, la Cour de Justice de l’Union Européenne CJUE confirme le statut séparé et distinct du Sahara occidental, c’est ce que l’on remarque  aussi dans la lecture de l’arrêt du 4 octobre 2024. La CJUE a annulé les deux accords commerciaux conclus entre le Maroc et l’UE, la  CJUE a posé un acte fort en faveur du droit international et de la légalité du processus de décolonisation. C’est pourquoi ce nouvel épisode du conflit sahraoui marque une étape décisive dans la lutte pour l’indépendance du peuple du Sahara occidental et impose aux acteurs internationaux de repenser leurs relations avec le Maroc. Cette décision historique replace la question sahraouie au centre des préoccupations internationales. Le communiqué de presse de la CJUE numéro 170/24  du 4 octobre 2024 mentionne les précisions suivantes :

  « En ce qui concerne la recevabilité des recours introduits par le Front Polisario devant le Tribunal, la Cour considère que cette question doit être appréciée à l’aune des effets des décisions litigieuses et, partant, des accords litigieux, sur le peuple du Sahara occidental. Le Front Polisario est un interlocuteur privilégié dans le cadre du processus mené sous l’égide des Nations unies en vue de la détermination du futur statut du Sahara occidental. Vu l’objet des décisions litigieuses et leur incidence sur le droit de ce peuple à l’autodétermination, le Front Polisario satisfait aux conditions pour pouvoir contester devant le juge de l’Union les décisions litigieuses, dans l’intérêt dudit peuple » ( CJUE, 2024).

Les actions de l’affaire « Marocgate » n’ont pas épargné les droits économiques, sociaux et culturels du peuple sahraoui. Une toile de corruption soigneusement tissée par le Royaume du Maroc s’est répandue au niveau des centres de décisions politiques européens afin d’invisibiliser les porte-voix sahraouis et d’empêcher l’accès du peuple du Sahara occidental à l’indépendance. On retrouve ce jeu trouble au niveau du Parlement européen, dénoncé par le représentant du Polisario à Bruxelles, ancien Ministre Sahraoui Omar Mansour :

 «  Le Front Polisario a accusé le PSOE d’avoir affirmé sa représentation au sein du groupe des Socialistes et Démocrates du Parlement européen pour faire échouer le renouvellement d’un intergroupe d’amitié avec le peuple sahraoui qui fonctionne depuis plus de deux décennies.  » On ne comprend pas tant de haine, de vengeance ou de suivisme du Maroc  » quand en plus de l’illégalité de cette action, ils savent que le territoire est en situation de guerre depuis le 13 novembre 2020. C’est mettre en danger les investisseurs et leurs capitaux mais aussi les personnes qui travaillent avec eux. Ce sont eux qui portent la responsabilité, aux côtés du gouvernement marocain, de la persistance des pillages et de l’exploitation » (Alexandre-Langlois, 2026). 

Selon l’enquête du Juge Claise, Panzeri a impliqué son ex-femme et sa fille, mais surtout Eva Kaili, vice-présidente socialiste du Parlement européen, et Francesco Giorgi, qui fut son assistant parlementaire et qui était en couple avec la députée grecque. Il a été le premier à avouer, lors d’un interrogatoire en décembre 2022, qu’il travaillait pour le Maroc. Il a signé mardi 17 janvier un mémorandum avec le procureur fédéral en vertu de la loi sur les repentis dans lequel il s’engage à faire  des déclarations substantielles, révélatrices, sincères et complètes  dans le cadre de l’enquête pour corruption. 

La justice belge a aussi demandé la levée de l’immunité parlementaire de deux autres socialistes, le Belge Marc Tarabella, et l’Italien Andrea Cozzolino. Ce dernier avait partiellement pris le relais de Panzeri dans les deux organes qu’il présidait. Il s’était aussi montré très actif, tout comme Eva Kaili, au sein de la commission d’enquête parlementaire sur Pegasus et autres logiciels espions qui concernent de près le Maroc. « Kaili a cherché à freiner l’enquête sur le logiciel Pegasus », a affirmé, le 19 décembre, Sophie in’t Veld, la députée néerlandaise qui a rédigé le rapport préliminaire sur ce programme informatique d’espionnage, dans une interview au journal italien Domani (Orient XXI, 2023).

Risque de glissement vers une confrontation armée

Deux événements sensibles survenus au cours de l’année 2020 ont rendu le contexte explosif entre le Maroc, d’une part, et le Polisario soutenu par l’Algérie, d’autre part. Le premier s’est déroulé au mois d’octobre avec les échauffourées sur la route de Guerguerat reliant le Maroc à la Mauritanie et passant par le Sahara occidental. Le deuxième s’est produit au mois de décembre avec l’annonce de la normalisation diplomatique du Maroc avec Israël et la reconnaissance de la marocanité du Sahara par le Président Donald Trump. 

S’ensuivit en 2021 l’escalade de trois faits marquants : le rappel de l’ambassadeur d’Algérie à Rabat, rompant toute relation diplomatique entre Alger et Rabat, suite aux révélations de l’enquête menée par les organisations non gouvernementales Forbidden Stories et Amnesty International de l’installation de logiciels espions sur les téléphones portables de centaines de milliers de fonctionnaires algériens (projet Pegasus). Ensuite, la décision de l’Algérie de fermeture de son espace aérien aux avions marocains et de non reconduction de son contrat d’approvisionnement de gaz avec le Maroc. Et enfin, la frappe attribuée par les responsables algériens aux forces marocaines, qui a tué trois camionneurs civils algériens, qui assuraient des livraisons entre Nouakchott (Mauritanie) et Ouargla (Algérie).

De plus, la France s’est immiscée dans le conflit par la lettre de reconnaissance de la marocanité du Sahara du Président Emmanuel Macron (El Yadari, 2024) envoyée au Roi Mohammed VI et divulguée le 30 juillet 2024. Il nous semble qu’elle constitue un des facteurs aggravants pouvant entraîner le cours des événements vers une issue défavorable aux yeux de la diplomatie algérienne, et qu’il incombe à la France l’entière responsabilité d’une ingérence dans le traitement du conflit au Sahara occidental ainsi que la cause de la détérioration des relations diplomatiques entre l’Algérie et la France. Le Communiqué officiel d’Alger a noté  : 

 «  Cette décision française n’aide pas à réunir les conditions d’un règlement pacifique de la question du Sahara Occidental, elle conforte une impasse, celle créée précisément par le prétendu plan d’autonomie marocain et qui dure depuis plus de dix-sept ans. Bien plus et alors même que la communauté internationale est convaincue depuis longtemps que la question du Sahara Occidental relève indubitablement d’un processus de décolonisation à parachever, cette même décision française vient en pervertir et fausser les données en donnant une caution à un fait colonial et en apportant un soutien injustifiable à une souveraineté contestée et contestable du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental » (MAE Algérie, 2024). 

La résolution du conflit du Sahara occidental ne peut être juste, durable et acceptable sans l’approbation  du peuple sahraoui et ne peut en aucun cas être imposée par des puissances étrangères.

Références

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