
Novoplatonivka, oblast de Kharkiv — 29 juillet 2025.
Quatre ans et demi après le lancement de l’« opération spéciale » russe en Ukraine, aucun des deux camps n’est parvenu à imposer sa solution. Moscou conserve l’initiative sur plusieurs secteurs du front et poursuit son objectif de conquête du Donbass. Mais la carte de l’été 2026 n’est plus entièrement à sens unique : dans le sud, l’armée ukrainienne vient d’achever une contre-offensive discrète qui lui a permis de reprendre plusieurs centaines de kilomètres carrés et des dizaines de localités. Dans le même temps, Kyiv porte la guerre toujours plus profondément en Russie, frappant raffineries, installations militaires et réseaux logistiques. À cette guerre d’usure s’ajoute désormais un facteur extérieur : le conflit avec l’Iran détourne une partie de l’attention et des moyens américains. Le territoire conquis reste essentiel, mais il ne suffit plus à mesurer l’avantage stratégique.
La première erreur serait de regarder la guerre uniquement à travers le nombre de localités passant d’un camp à l’autre. La seconde serait de ne plus regarder la carte du tout. Au 24 août 2026, la Russie conserve l’initiative terrestre dans plusieurs secteurs. Son objectif principal demeure le Donbass et, plus particulièrement, la ligne fortifiée ukrainienne reliant notamment Kostiantynivka, Kramatorsk et Sloviansk.
Les forces russes cherchent à améliorer leurs positions à l’est de Sloviansk avant de tenter de s’approcher de cette « ceinture de forteresses ». Mais les avancées restent essentiellement tactiques. L’Institute for the Study of War (ISW), qui suit quotidiennement les modifications du front à partir de données géolocalisées, estime qu’une progression russe rapide vers Sloviansk demeure très improbable compte tenu du terrain et des défenses ukrainiennes. Cela ne signifie nullement que la situation soit favorable à Kyiv.
Selon les évaluations de l’ISW, les forces russes contrôlent désormais environ 80 % de l’oblast de Donetsk et pratiquement tout celui de Louhansk. Plus largement, Moscou occupe approximativement un cinquième du territoire ukrainien. La Russie dispose donc d’un avantage territorial considérable. Mais elle n’a toujours pas produit ce qui changerait véritablement la guerre : une rupture opérationnelle permettant de désorganiser le dispositif ukrainien sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Le paradoxe russe apparaît ici. Après quatre ans et demi de guerre, une armée disposant d’une population et d’une base industrielle nettement supérieures reste capable de progresser localement, mais au prix d’une consommation considérable d’hommes et de matériel pour des gains généralement limités. Les ordres de grandeur restent cependant vertigineux. Selon une estimation publiée le 1er juillet 2026 par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), la Russie aurait subi entre février 2022 et juin 2026 environ 1,4 million de pertes militaires — morts, blessés et disparus — dont 400 000 à 450 000 morts. Les pertes ukrainiennes seraient comprises entre 525 000 et 625 000, dont 125 000 à 150 000 morts. Ces estimations ne sont pas des bilans officiels et restent entourées d’une marge d’incertitude importante.
Volodymyr Zelensky affirme par ailleurs que Moscou envisage une nouvelle mobilisation pouvant atteindre 300 000 hommes après les élections législatives russes de septembre. Cette affirmation ukrainienne, rapportée par Reuters, n’est pas confirmée par le Kremlin. Si elle se vérifiait, elle indiquerait toutefois que Moscou considère lui-même que la poursuite de son effort militaire nécessitera encore d’importantes ressources humaines. La Russie n’est donc pas arrêtée. Mais elle n’a pas davantage trouvé la clé permettant de transformer sa supériorité quantitative en victoire décisive.
745 km² : la contre-offensive que presque personne n’a vue
C’est ici que le tableau doit être corrigé. Le 12 août, Volodymyr Zelensky a annoncé que les forces ukrainiennes avaient repris le contrôle de 745 km² et libéré 26 localités dans les régions de Dnipropetrovsk, Donetsk et Zaporijia. L’opération avait débuté à la fin du mois de janvier, autour du secteur d’Oleksandrivka, alors que les forces russes progressaient dans cette direction. Elle s’est poursuivie pendant plus de six mois avant de s’achever le 12 août. Ces données ont été reprises et mises en perspective par Le Grand Continent.
L’ISW confirme l’essentiel de la progression ukrainienne à partir d’images et de vidéos géolocalisées, mais estime la superficie effectivement reprise à environ 627 km². Sa méthodologie de cartographie, volontairement prudente, peut en outre sous-estimer une partie des gains. La différence est importante lorsqu’il s’agit de mesurer précisément le terrain reconquis. Elle ne change cependant pas la portée de l’événement.
Selon Le Grand Continent, il s’agit de l’avancée ukrainienne la plus importante depuis l’été 2023. Les 745 km² revendiqués par Kyiv représentent presque l’équivalent des 806 km² que l’armée russe aurait conquis en Ukraine durant les sept premiers mois de 2026. La guerre terrestre n’est donc pas devenue soudainement favorable à l’Ukraine. Mais elle n’est pas davantage une progression russe continue et irréversible.
L’opération d’Oleksandrivka est d’autant plus intéressante qu’elle semble avoir reposé sur des méthodes différentes des grandes contre-offensives ukrainiennes précédentes. Quelques jours après son lancement, les terminaux Starlink utilisés illégalement par certaines forces russes ont été déconnectés, dégradant leurs capacités de communication. Kyiv a simultanément poursuivi ses frappes contre les réseaux logistiques russes, bénéficié d’une supériorité locale dans l’emploi des drones et amélioré sa planification opérationnelle. Mais un autre facteur a probablement joué : le silence.
Depuis 2022, la guerre d’Ukraine est documentée presque en temps réel sur Telegram et les réseaux sociaux. Des vidéos permettent parfois de suivre une attaque quelques heures seulement après son déclenchement. À Oleksandrivka, presque rien. Les Ukrainiens avaient intérêt à ne pas attirer l’attention sur leur progression. Les Russes avaient, eux, intérêt à ne pas documenter leurs difficultés. Quelques heures seulement après l’annonce de la fin de la campagne, le groupe ukrainien DeepState a ainsi confirmé en bloc la reprise de 19 localités au lieu de signaler progressivement les modifications de la ligne de front.
Il n’est pas certain que l’opération ait été conçue dès le départ comme une contre-offensive de grande ampleur. Elle a également pu se développer progressivement à mesure que les Ukrainiens découvraient des faiblesses dans le dispositif russe. L’ancien général australien et analyste militaire Mick Ryan estime qu’il s’agit probablement d’une combinaison des deux. Il faut également éviter d’en tirer des conclusions excessives. L’ampleur des pertes ukrainiennes n’est pas encore connue et rien n’indique que Kyiv puisse reproduire rapidement une opération similaire sur d’autres secteurs du front.
Mais Oleksandrivka démontre quelque chose d’important : malgré ses difficultés en hommes et en matériel, l’armée ukrainienne conserve une capacité offensive et peut encore exploiter une faiblesse russe lorsqu’elle parvient à réunir renseignement, drones, surprise, logistique et concentration des moyens.
L’Ukraine déplace aussi la guerre derrière le front
Cette progression terrestre ne remplace pas la stratégie ukrainienne de frappes en profondeur. Elle la complète.
Kyiv sait qu’il ne peut pas repousser simultanément les forces russes sur l’ensemble d’un front immense. Il cherche donc également à modifier l’équation stratégique en frappant ce qui permet à la Russie de continuer la guerre : pétrole, carburant, logistique, défense aérienne, installations militaires et infrastructures industrielles. La raffinerie d’Orsk constitue un cas particulièrement révélateur. Située dans la région d’Orenbourg, près de la frontière kazakhe et à quelque 1 470 kilomètres au sud-est de Moscou, elle traite environ six millions de tonnes de pétrole par an. Une attaque ukrainienne l’a gravement endommagée en août. Selon Reuters, les réparations pourraient durer jusqu’à six mois, notamment parce que certaines pièces nécessaires sont difficiles à obtenir en raison des sanctions occidentales.
Quelques jours plus tard, les conséquences devenaient visibles jusque dans la région de Moscou. Des stations-service ont réintroduit des limitations sur les achats d’essence. Rosneft, Gazprom Neft, Lukoil et Tatneft ont imposé sous différentes formes des plafonds de vente. Le gouvernement russe a parallèlement interdit certaines exportations de carburant, assoupli des normes de qualité et augmenté les importations afin de préserver l’approvisionnement intérieur
La pression commence également à toucher les exportations. Durant la première moitié d’août, les expéditions pétrolières depuis les principaux ports occidentaux russes se sont situées environ 15 % sous les volumes initialement programmés, notamment en raison des perturbations à Novorossiysk, selon Reuters.
Cela ne signifie pas que l’économie russe soit sur le point de s’effondrer. La Russie reste un immense producteur d’hydrocarbures, dispose de possibilités de redirection de ses flux et conserve une importante capacité industrielle. Mais quelque chose a changé : la profondeur du territoire russe ne constitue plus le sanctuaire qu’elle était encore au début de la guerre.
Kyiv tente de rendre les centaines ou les milliers de kilomètres séparant certaines installations russes du front beaucoup moins protecteurs. Même lorsqu’elle ne peut reprendre du terrain, l’Ukraine cherche ainsi à augmenter progressivement le prix économique et logistique de chaque mois supplémentaire de guerre.
Une guerre économique que l’Ukraine peut aussi perdre
L’équilibre impose cependant d’examiner l’autre côté de cette stratégie. L’économie ukrainienne est beaucoup plus petite que l’économie russe et demeure directement exposée aux frappes. La Russie s’attaque aux installations électriques, aux chemins de fer, aux ports, aux capacités industrielles et aux exportations agricoles ukrainiennes. Vladimir Poutine a explicitement annoncé que Moscou répondrait aux attaques contre l’économie russe en frappant les secteurs ukrainiens les plus sensibles.
L’économie ukrainienne reste environ 20 % en dessous de son niveau d’avant l’invasion. Une enquête auprès d’économistes citée par Reuters a ramené la prévision médiane de croissance pour 2026 à seulement 1,1 %. Environ 60 % des dépenses publiques sont désormais consacrées à la défense. Les attaques russes contre les infrastructures portuaires de la mer Noire pourraient, selon le ministre ukrainien de l’Agriculture, coûter entre 1,5 et 3 milliards de dollars au secteur agricole cette année.
La guerre est ainsi devenue une compétition de destruction réciproque des capacités économiques. Et dans cette compétition, l’Ukraine ne peut tenir sans soutien extérieur. L’Europe continue pour l’instant à fournir cet oxygène. Le 24 août, la Commission européenne a approuvé 6,1 milliards d’euros supplémentaires destinés à la défense ukrainienne, notamment pour des systèmes antiaériens, missiles, munitions et radars. La Norvège prévoit de maintenir en 2027 une aide de 85 milliards de couronnes norvégiennes, soit environ 9,2 milliards de dollars.
Londres veut parallèlement aider Kyiv à développer davantage sa production domestique de missiles de longue portée. La France a accepté d’accélérer ses livraisons de défense aérienne et de missiles, tandis que l’Allemagne a porté à 11,5 milliards d’euros son enveloppe de soutien militaire à l’Ukraine pour 2026. Berlin fait de la défense aérienne une priorité. Ce soutien réduit l’asymétrie entre les deux économies. Il ne la supprime pas.
Hommes, missiles et drones : la bataille de la durée
La question centrale devient donc moins : « qui possède le meilleur char ? » que : « qui peut continuer ainsi le plus longtemps ? » Moscou dispose de sa population, de son complexe militaro-industriel et de partenaires capables de fournir massivement des munitions. La Corée du Nord est devenue un élément notable de cette équation. Selon le ministère sud-coréen de la Défense, Pyongyang aurait fourni à la Russie plus de 15 millions d’obus ainsi que des missiles balistiques à courte portée.
La Chine occupe une place différente. Pékin affirme ne pas fournir d’armes létales à la Russie. Les États occidentaux lui reprochent néanmoins de soutenir la base industrielle militaire russe par ses échanges commerciaux et la fourniture de biens à double usage — microélectronique, machines-outils et composants — susceptibles d’entrer dans les chaînes de production militaires. Le 21e paquet de sanctions européennes a ainsi visé plusieurs entités situées en Chine et à Hong Kong.
Le soutien chinois est donc moins directement militaire que celui de Pyongyang, mais il contribue à la capacité de Moscou à soutenir une guerre longue. L’Ukraine oppose à cette masse une capacité d’innovation remarquable. Drones navals, drones FPV, frappes en profondeur, brouillage électronique, systèmes autonomes : la guerre a transformé le pays en immense laboratoire militaire.
Cette capacité d’adaptation n’est toutefois pas une exclusivité ukrainienne. La Russie a aussi fait évoluer ses drones, sa guerre électronique et l’emploi de ses missiles balistiques et hypersoniques, notamment les Iskander et les Kinjal, au sein de salves mêlant drones et missiles de croisière pour saturer la défense antiaérienne. RUSI analyse cette évolution de la guerre aérienne. La guerre est devenue, des deux côtés, une course permanente entre innovation et contre-mesures. Mais l’innovation ne remplace pas tout.
L’Ukraine manque toujours d’hommes, d’intercepteurs antiaériens et d’argent. Zelensky évalue à 27 milliards de dollars le déficit du budget ukrainien de défense pour 2026. Ce chiffre émane de la présidence ukrainienne et doit être traité comme une estimation politique autant que budgétaire, mais l’ordre de grandeur illustre le problème : Kyiv peut fabriquer davantage de drones ; elle ne peut financer seule une guerre de cette intensité.
L’Iran entre dans l’équation ukrainienne
Une autre modification est beaucoup moins visible sur les cartes militaires. Depuis le début de la guerre contre l’Iran, Washington doit répartir son attention, ses capacités diplomatiques et une partie de ses moyens militaires entre plusieurs théâtres. Le cas des intercepteurs Patriot est particulièrement révélateur. La guerre contre l’Iran a fortement entamé les stocks américains et ceux de plusieurs alliés du Golfe au moment même où l’Ukraine en manque pour contrer les missiles balistiques russes.
Reuters estimait début août que près de 65 % du stock américain avait été consommé entre février et juillet 2026. Washington ne cesse pas pour autant tout soutien à Kyiv, mais sa marge de manœuvre immédiate s’est nettement réduite : un même intercepteur ne peut évidemment pas défendre simultanément Tel-Aviv, une base américaine au Moyen-Orient et Kyiv.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a annoncé le 24 août vouloir demander au secrétaire d’État américain Marco Rubio de s’impliquer davantage personnellement dans le dossier ukrainien. Selon Reuters, le dialogue entre Washington et Moscou s’est nettement ralenti, notamment depuis que la guerre en Iran accapare une partie de l’attention américaine. Ce point dépasse largement la diplomatie.
Toute guerre est aussi une compétition pour l’attention des alliés. Un missile antiaérien, un bâtiment de guerre, une unité de Marines, un satellite, un responsable diplomatique ou simplement le temps du président américain ne peuvent pas être simultanément consacrés à l’Europe, au Moyen-Orient et à l’Indo-Pacifique. L’Iran ne combat pas aux côtés de la Russie en Ukraine. Mais la guerre au Moyen-Orient crée objectivement une contrainte supplémentaire pour ceux qui soutiennent Kyiv.
C’est peut-être l’une des évolutions stratégiques les plus importantes de 2026 : les conflits qui paraissaient encore séparés commencent à se rejoindre par leurs besoins en hommes, armes, énergie, attention politique et capacités industrielles.
La paix reste hors de portée
Il reste enfin la diplomatie. La Russie affirme toujours vouloir négocier. Mais le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov a rappelé le 21 août que tout règlement devrait tenir compte des « réalités sur le terrain », selon Reuters. Derrière cette formule se trouve une exigence fondamentale : Moscou veut que ses conquêtes militaires soient transformées en avantages politiques durables.
Kyiv affirme de son côté avoir transmis de nouvelles propositions aux Américains et continue de réclamer un cessez-le-feu assorti de garanties de sécurité. Le problème n’est donc pas l’absence de diplomatie. C’est l’écart considérable entre les conditions minimales acceptables pour chacun des deux camps.
Moscou ne considère pas encore le coût de la guerre comme suffisamment élevé pour abandonner ses objectifs essentiels. Kyiv ne considère pas encore sa situation militaire comme suffisamment désespérée pour accepter les conditions russes.
Tant que cette double perception subsistera, les négociations pourront produire des contacts, des propositions ou des médiations. Elles auront beaucoup plus de difficulté à produire la paix.
Alors, qui prend l’avantage ?
En termes de territoire occupé, la Russie conserve un avantage considérable. Mais la dynamique récente est plus favorable à l’Ukraine. Pour la première fois depuis plusieurs mois, le solde territorial est devenu négatif pour Moscou : au cours de l’été, et particulièrement dans le secteur d’Oleksandrivka, les forces ukrainiennes ont repris davantage de terrain que les forces russes n’en ont conquis.

Il serait prématuré d’y voir un renversement stratégique. L’opération ukrainienne s’est appuyée sur des circonstances particulières et rien ne garantit qu’elle puisse être reproduite ailleurs à la même échelle. Mais elle invalide l’image d’une armée russe avançant continuellement sur l’ensemble du front. La Russie reste profondément implantée en Ukraine ; pour l’instant, cependant, elle perd du terrain en solde net.
Dans la profondeur stratégique, Kyiv a également changé la nature du conflit. Les installations pétrolières, logistiques et militaires situées à plusieurs centaines, voire plus de mille kilomètres du front, ne sont plus hors d’atteinte.
Dans la guerre économique, aucun verdict n’est encore possible. Les frappes ukrainiennes commencent à provoquer des perturbations concrètes en Russie, mais l’économie ukrainienne reste proportionnellement beaucoup plus fragile.
Dans la guerre de la durée, Moscou dispose toujours de ressources supérieures. Kyiv compense en partie cet écart par sa technologie, sa capacité d’adaptation et le soutien européen.
Et sur le plan diplomatique, personne n’a encore gagné, tandis que l’attention américaine est progressivement aspirée par une autre guerre.
La question n’est donc peut-être plus de savoir lequel des deux camps est aujourd’hui en train de gagner.
Elle est de savoir lequel parviendra le premier à rendre le coût de la poursuite de la guerre politiquement, économiquement ou militairement insupportable à l’autre.
Après quatre ans et demi de conflit, c’est probablement là que se trouve désormais le véritable front.
A lire dans La Tribune des Nations
L’Ukraine peut-elle gagner la guerre ? — 30 juillet 2026.
L’économie de guerre de l’Ukraine et ses enseignements pour l’Europe — 9 juin 2026.
Sources autres
Le Grand Continent — Comment l’Ukraine a discrètement repris le contrôle de plus de 700 km² de son territoire, 17 août 2026.
Institute for the Study of War — Russian Offensive Campaign Assessment, 12 août 2026.
Reuters — frappe ukrainienne et raffinerie d’Orsk, 13 août 2026.
Reuters — ralentissement diplomatique américain sur l’Ukraine, 24 août 2026.







