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Genève, capitale du paradoxe diplomatique

Alors que le G7 se réunit à Évian et qu’une possible signature d’un accord entre les États-Unis et l’Iran est évoquée en Suisse, Genève se retrouve une nouvelle fois au cœur de l’actualité internationale.

Le symbole est saisissant.

D’un côté, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies ouvre sa session annuelle, au moment même où les principes qu’il défend semblent plus que jamais malmenés, de Gaza à l’Ukraine, du Soudan à bien d’autres conflits oubliés.

De l’autre, les grandes puissances continuent de contourner les institutions multilatérales tout en recherchant la neutralité, la discrétion et la légitimité qu’incarne Genève lorsqu’il s’agit de négocier ou de conclure un accord.

Comme si le monde s’éloignait du multilatéralisme tout en demeurant incapable de se passer de ses symboles.

Peut-être est-ce là le véritable paradoxe de notre époque : les institutions internationales sont contestées, affaiblies, parfois ignorées, mais elles restent le décor indispensable d’un ordre mondial qui peine à se réinventer.

Dans un monde de plus en plus fragmenté, Genève demeure l’un des derniers lieux où les adversaires acceptent encore de se parler.

Et c’est sans doute ce qui fait encore sa force.

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