Alors que le G7 se réunit à Évian et qu’une possible signature d’un accord entre les États-Unis et l’Iran est évoquée en Suisse, Genève se retrouve une nouvelle fois au cœur de l’actualité internationale.
Le symbole est saisissant.
D’un côté, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies ouvre sa session annuelle, au moment même où les principes qu’il défend semblent plus que jamais malmenés, de Gaza à l’Ukraine, du Soudan à bien d’autres conflits oubliés.
De l’autre, les grandes puissances continuent de contourner les institutions multilatérales tout en recherchant la neutralité, la discrétion et la légitimité qu’incarne Genève lorsqu’il s’agit de négocier ou de conclure un accord.
Comme si le monde s’éloignait du multilatéralisme tout en demeurant incapable de se passer de ses symboles.
Peut-être est-ce là le véritable paradoxe de notre époque : les institutions internationales sont contestées, affaiblies, parfois ignorées, mais elles restent le décor indispensable d’un ordre mondial qui peine à se réinventer.
Dans un monde de plus en plus fragmenté, Genève demeure l’un des derniers lieux où les adversaires acceptent encore de se parler.
Ancien correspondant permanent de la Tribune de Genève au Palais des Nations, Alain Jourdan a sillonné les allées de la Genève internationale pendant plusieurs années. Il en connaît tous les rouages pour avoir couvert des négociations sensibles comme celles menées lors de l’accord sur les nucléaire iranien ou lors des conférences consacrées à la guerre en Syrie. Journaliste de terrain, il a toujours privilégié les contacts directs. C’est sur ses épaules que reposera le développement de La Tribune des Nations.
C’est un professionnel de l’information aguerri qui a démarré sa carrière dans la presse écrite en 1987 au journal Le Progrès à Lyon. Recruté par le Groupe suisse Edipresse, il rejoint la Tribune de Genève en 2000. Au cours de ces dernières années, ses collaborations avec des radios et des télévisions lui ont permis d’élargir le champ de ses compétences. Il est également l’auteur de plusieurs livres dont un consacré à l’assassinat du Banquier Edouard Stern et de travaux sur la guerre informationnelle. Son expertise en matière de lutte contre le djihadisme et dans les domaines du renseignement est reconnue. Avec la montée de l’islam radical, il s’est intéressé au problème du terrorisme religieux en rejetant les approches partisanes et les amalgames. Alain Jourdan est lauréat du Prix Bouvier 2012.
Alain Jourdan a participé au développement digital de plusieurs médias. En 2022, il a lancé la Lettre de l’Observatoire Géostratégique de Genève qui s’est très vite distinguée par la qualité de ses analyses et articles au point de voir ses contenus repris par plusieurs titres du Groupe Lafont Presse.